Équipe

Éloïse Brac de la Perrière est professeure d’histoire de l’art et d’archéologie des mondes de l’Islam à Sorbonne Université (Faculté des Lettres) et conseillère scientifique à l’Institut national d’histoire de l’art où elle a la responsabilité des projets portant sur la période du IVe au XVe siècle. Elle est membre statutaire du Centre André-Chastel, membre associé des UMR 8167 – Orient et Méditerranée et 5648 – CIHAM (Lyon), et également directrice adjointe de l’École doctorale 124– Histoire de l’art et archéologie de Sorbonne Université.


Arabisante et iranisante, elle développe une approche croisant analyse des sources textuelles et étude matérielle des œuvres. Ses recherches se concentrent sur l’histoire sociale et
matérielle des pratiques artistiques dans les zones frontalières du monde islamique (Inde, Chine, Asie du Sud-Est, Afrique subsaharienne, Anatolie, Balkans), avec une attention
particulière aux circulations des formes, aux dynamiques d’atelier et aux usages de l’image et de l’écriture. Elle dirige notamment le projet ANR CallFront – Calligraphies aux frontières du monde islamique, consacré aux processus de transformation artistique dans les espaces de contact.


Forte d’une longue expérience de recherche sur des terrains empêchés ou difficilement accessibles, elle a fondé, à l’Institut national d’histoire de l’art, le programme RePaZ – Recherche et Patrimoine en Zones de crises dont elle assure la direction avec Sandra Aube (CNRS).


Sipana Tchakerian est coordinatrice scientifique à l’INHA, où elle est en charge de la coordination de la cellule Recherche et Patrimoine en Zones de crises (RePaZ) et porte un projet de recherche et de valorisation numérique autour des archives de Nicole et Jean-Michel Thierry.


Spécialiste de l’architecture et des arts monumentaux de l’Arménie et de la Géorgie médiévales, elle a soutenu en 2022 une thèse de doctorat (Paris 1 / Aix-Marseille) consacrée aux croix monumentales tardo-antiques de la région. Ses recherches portent sur l’art et l’architecture liés au culte de la Croix dans le Caucase du Sud, avec une attention particulière portée au phénomène de pèlerinage qui s’y développe entre le IVe et le VIIIe siècle. Elle est rattachée à l’équipe « Monde byzantin » de l’UMR 8167 Orient & Méditerranée et membre associée de l’UMR 7298 Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée.


Parallèlement, Sipana Tchakerian assure la coordination scientifique du projet de documentation et modélisation 3D du patrimoine architectural arménien en Arménie et en Artsakh / Haut-Karabagh, mené par l’Armenian Cultural Heritage Institute (Erevan), et contribue au développement d’outils numériques pour la recherche sur les monuments arméniens dans le cadre du projet MoNumEd. Elle est membre du Comité Français d’Études Byzantines (CFEB), de l’Association Internationale des Études Arméniennes (AIEA), de l’Armenian Society of Fellows (ASOF) et de l’Association des Études Asiatiques et Caucasiennes (ASIAC).


Eva Portel est post-doctorante au Centre André Chastel et rattachée au projet RePaZ. Docteure en science politique et associée au Centre Emile Durkheim (Sciences Po Bordeaux).

Sa thèse étudiait les attaques contre le patrimoine culturel menées par l’Etat islamique en Irak et en Syrie (2014-2019) avec une attention particulière pour la stratégie militaire et le conflit armé. Arabisante, elle s’intéresse aux défis méthodologiques que pose la recherche sur un terrain inaccessible et construit une méthodologie adaptée à l’étude des destructions de biens culturels.

Ses publications comprennent notamment un article paru dans la revue Études internationales (vol. 55, n° 3, 2024), intitulé « L’État islamique et le patrimoine culturel : entre destruction et construction d’un État ».

Parallèlement, Eva Portel a contribué à l’animation du groupe doctoral de l’AEGES et elle anime la communication sur les réseaux sociaux de la section Ethics de l’International Studies Association (ISA).