Activités

Patrimoine matériel, recherche en crise

RePaZ se consacre exclusivement à la recherche sur le patrimoine matériel. La préservation physique des biens en danger est déjà prise en charge par des initiatives importantes — musées, institutions comme l’INP, associations et organismes privés — et la cellule n’a pas vocation à se substituer à ces efforts. Son objet est ailleurs : maintenir la recherche sur les biens culturels matériels qui témoignent des sociétés humaines, passées et présentes.

L’histoire de l’art et l’archéologie sont les disciplines au cœur de cette démarche. Tout travail mobilisant une approche de la matérialité et de la visualité peut cependant recevoir l’attention de RePaZ, dès lors qu’il se confronte à la même question centrale : comment penser la continuité de la recherche sur des terrains devenus partiellement ou totalement inaccessibles en contexte de crise ?

Cette question engage trois dimensions que la cellule articule de manière complémentaire.

Savoirs et archives. Face à l’inaccessibilité du terrain, les archives de l’histoire de l’art et de l’archéologie deviennent des ressources centrales. Les documenter et les analyser permet d’assurer la survie de chapitres entiers de l’histoire humaine. C’est aussi affronter des enjeux épistémologiques inédits : que signifie produire une connaissance scientifique à distance ? Quelles sont les tensions entre savoir situé et recherche conduite hors terrain ? Quelles méthodes pour étudier le patrimoine culturel en zone de crise ?

Formation et accompagnement scientifique. RePaZ s’engage auprès des chercheurs et chercheuses en proposant un suivi scientifique adapté aux contraintes que font peser les crises sur la conduite des travaux de recherche.

Accueil et hébergement académique. La cellule offre un ancrage institutionnel aux chercheurs et chercheuses dont les conditions de travail sont directement affectées par des conflits ou des crises politiques, en accueillant des chercheuses et chercheuses en cours de doctorat ou docteurs.