Partenaires
Créée à l’Institut national d’histoire de l’art en 2025, en collaboration avec la mission « Terrains contraints » du CNRS (UAR Études aréales 2999) et l’Observatoire des patrimoines de l’Alliance Sorbonne Université (OPUS), RePaZ s’inscrit dans le consortium SPHINX dans le cadre du programme 10 « patrimoines menacés / invisibilisés ».
RePaZ est doté d’un comité de pilotage, ainsi que d’un comité scientifique, composés de membres issus du monde de la recherche, des UMIFRE, des musées, des collections privées, des fondations (fondation INALCO, fondation Bruschettini, fondation Soudavar), ONG (Bouclier bleu) et instances gouvernementales concernées (en particulier le MEAE).
RePaZ a pour objectif de fédérer un réseau international reliant les institutions de recherche actives en archéologie et en histoire de l’art au Moyen-Orient et dans des régions frontalières, qu’il s’agisse de structures implantées sur les terrains concernés ou d’institutions travaillant depuis l’étranger.
Grâce au soutien de fondations publiques et privées, RePaZ propose des contrats doctoraux, post-doctoraux et bourses de mobilité aux chercheuses et chercheurs issues des régions impactées par les crises, qu’elles vivent encore sur place ou soient réfugiées dans d’autres régions.
La mission Terrains contraints – Pratiques, méthodes et ressources pour la recherche en SHS
Dans de nombreuses régions du monde, les recherches en sciences humaines et sociales sont contraintes voire empêchées, et les personnes avec lesquelles les chercheur.ses sont en contact pour leurs travaux sont parfois menacées ou mises en danger. Aux contraintes endogènes s’ajoutent de plus en plus de contraintes exogènes (sécuritaires, juridiques, administratives, règlementaires ou encore politiques et économiques) qui mettent en tension à la fois le droit à l’enquête et les droits des enquêtés : en empêchant ou restreignant l’accès au terrain de recherche en amont, en mettant en difficulté, voire en danger, les chercheur.ses et leurs enquêté.e.s sur le terrain, et en les exposant aussi à des risques à leur retour, notamment dans la restitution et la valorisation de leurs travaux. Dans ce contexte, la mission « Terrains contraints », confiée le 4 novembre 2024 par CNRS SHS à ses réseaux aréaux, entend réfléchir aux meilleurs moyens d’accompagner les chercheur.e.s dans leur pratiques, méthodes et formations, et proposer des recommandations concrètes en la matière à l’ensemble de la communauté scientifique.
Portée par l’unité Études aréales (UAR 2999) en collaboration avec l’Inalco, cette étude ambitionne d’identifier les moyens à mettre en œuvre collectivement pour appuyer au mieux la production de connaissances en études aréales : en explorant les diverses formes d’entraves au terrain à partir de multiples expériences de perturbation ou de fermeture des espaces physiques et numériques de collectes de matériaux empiriques, en analysant les enjeux qu’elles posent dans une perspective globale (sécuritaire, juridique, éthique, psychologique, épistémologique), et en considérant aussi les dimensions heuristiques de ces entraves, notamment à travers la manière dont elles invitent à repenser les instruments et à consolider les méthodes et formations à la recherche.